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Légion d'aujourd'hui, Légion d'hier N° 737

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| 04 Novembre 2011 | 7789 vues

La fourragère tient son nom et son origine du monde agricole vers la fin du 16e siècle. Elle n’était représentée alors que par une simple corde à fourrage, sans ferrets, portée autour de l’épaule par les dragons autrichiens*. C’est Napoléon 1er qui lui donne l’appellation de fourragère, en distinguant les hussards en jaune des artilleurs en rouge. La fourragère sera supprimée à la fin de la guerre francoprussienne de 1870. C’est par une décision ministérielle d’avril 1916 qu’elle renaît afi n de récompenser les actions des régiments cités à l’ordre de l’armée.

Au cours de la Première Guerre Mondiale, la Légion étrangère crée des bataillons de marche sur la base des différentes nationalités des volontaires engagés. Le 11 novembre 1915, tous les légionnaires présents sur le sol métropolitain sont regroupés dans le Régiment de Marche de la Légion étrangère (RMLE), mélangeant ainsi les nationalités comme le veut la coutume à la Légion.

Le régiment est lancé en offensive contre les Allemands dans la percée de la ligne Hindenburg le 14 septembre 1918. En récompense pour sa victoire, le RMLE recevra une fourragère double créée pour lui et combinant les co uleurs de la Légion d’honneur et de la Croix de Guerre. Depuis, le 14 septembre est devenu une fête pour le 3e REI, la “fête de la fourragère” commémorée avec éclat une nouvelle fois cette année en terre amérindienne.

À travers l’actualité des régiments ce mois-ci, nous saluons les performances de nos sportifs. Les passionnés de cyclisme ont entrepris avec enthousiasme l’épreuve de l’ascension du mont Ventoux orchestrée par le 2e REG. La 34e édition du semi-marathon de la Légion étrangère à Castelnaudary, organisée par le 4e RE fut un franc succès sous une chaleur accablante.

Nous nous attarderons sur les festivités de la Saint-Michel à Calvi qui avait pris cette année une dimension particulière au 2e REP avec l’inauguration du Mémorial des légionnaires parachutistes morts pour la France. Dans le cadre de ses visites au sein des régiments, le général Christophe de Saint Chamas commandant la Légion étrangère est allé à la rencontre des cadres et légionnaires pour faire un premier point de situation des unités.

L’entraînement des légionnaires au quotidien est une constante, à travers la mise en condition avant projection des Lions du 1er REC pour une mission de courte durée en Nouvelle Calédonie, le DLEM qui a armé un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) sur l’ile de Grande Comore ou encore l’exercice régimentaire “Vaillant” du 1er Régiment étranger. Nous illustrerons la préparation opérationnelle ce mois-ci à travers notre dossier spécial consacré aux missions amphibie du 1er REG.

Les projections des unités en Afghanistan nous montrent le professionnalisme et la détermination dont font preuve les cadres et les légionnaires dans leur engagement en opération. Les nouveaux progrès de l’armée afghane à conduire progressivement ses actions sur le terrain avec davantage d’autonomie, inaugurent le début du désengagement français qui a commencé mi-octobre avec le retrait de 200 soldats.

À l’occasion du 4e anniversaire de sa disparition, M. Laffineur, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a rendu un hommage solennel à Pierre Messmer, en présence d’un détachement de légionnaires du GRLE.

Notre zoom est consacré à un personnage unique, le lieutenant-colonel Gilles de Bouteiller, frère du général d’armée Thierry de Bouteiller. Aujourd’hui, une rue de Mangnanville en Ile de France porte le nom de cet homme au passé de légionnaire, devenu sapeur pompier.

Nous inaugurons une série historique consacrée au prince Pierre-Napoléon Bonaparte, dit "Le Prince Corse", aventurier au passé sulfureux. Cet officier à titre étranger, engagé dans la campagne d’Algérie en 1848 s’illustra en particulier à la bataille de Zaatcha au sein du 2e Etranger. Nous n’avons pas pu nous empêcher de faire ce mois-ci un clin d’oeil à Tapanar dans la nouvelle rubrique "Il y a 20 ans dans KB", mascotte emblématique du 2e REI.

*Dragons autrichiens : au 19e siècle, sous l’Empire autrichien, les dragons constituaient des unités de cavalerie de ligne pouvant combattre aussi à pieds.