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Mot du rédac'chef du Képi blanc N° 821

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| 05 Juin 2019 | 763 vues

Pour que “jeunes anciens” ne soit plus un oxymore

La première des vocations du magazine Képi blanc est d’être la lettre de famille de référence de la communauté légionnaire.
Mais de qui est composée cette famille ?
En regardant de plus près notre lectorat, on retrouve peu ou prou quatre grands groupes humains : la Légion d’active et les familles, les amis et les sympathisants, des autorités des états-majors de notre Armée et, enfin, nos anciens.
C’est avec beaucoup de respect et d’affection que KB va tenter de vous parler des anciens.
Ils étaient là avant nous, et ont été, eux aussi, précédés par des anciens encore plus anciens…
Ils ont écrit chacun à leur tour, au gré des époques et des campagnes, les plus belles pages qui font la gloire dont nous sommes à la fois héritiers et dépositaires.
Alors l’ancien n’est-il qu’un vieux monsieur barbu bardé de souvenirs et de médailles ?
Il y en a, mais pas que !
En effet, un grand nombre de “jeunes anciens” sont dans la force de l’âge, encore dans la vie active et auréolés d’une belle carrière faite d’opérations, dont certains même conservent les stigmates dans leur chair.
Je pourrais citer en substance deux des accompagnateurs de notre glorieux porteur le colonel (er) Loïc Corbel lors du dernier Camerone.
Ainsi, l’adjudant-chef  (cr) Viktor Brabec et l’adjudant (er) Sébastien Reynard rentrent pleinement, et avec tant d’autres, dans cette catégorie de “jeunes anciens“ à la fois exemplaires et modestes, rejoignant la grande cohorte des anciens de la Légion étrangère.
Tous les cadres et légionnaires d’active sont des ambassadeurs de notre institution et de l’armée de Terre.
De même, chaque ancien prend au quotidien sa part de représentativité.
Que ce soit au sein d’une AALE (association d’anciens de la Légion étrangère), dans une seconde vie professionnelle ou dans la société, en France comme à l’étranger, tout ancien est et restera toute sa vie ambassadeur de l’Institution.
Vous l’aurez compris, mon propos est de saluer cette catégorie de “jeunes anciens”, de les inviter à rejoindre, si ce n’est déjà fait, une association affiliée à la FSALE, et d’apporter un peu ou beaucoup de cette fougue qui les caractérise si bien.
Et je me permets aussi de leur suggérer l’impérieuse nécessité de rester abonné à notre magazine, car celui-ci demeure, au côté de la franche camaraderie, l’ultime lien qui les membres d’une même famille.
Non, décidément, “jeunes anciens” n’est pas un oxymore…