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Le mot du redacteur en chef

Le mot du redacteur en chef

L'armée de Terre s'est dotée, ces dernières années, de centres de préparation, d'entraînement tactique, d'entraînement au tir dans un cadre réaliste ou de centres de combat en zone urbaine.

Il s'agit bien d'aller y valider les aptitudes des unités comme de mettre en condition les cadres et les hommes aux nouveaux types d'engagements qui se révèlent, aujourd'hui, plus complexes, exigeants et intenses.

En complément de ces différents sites de préparation opérationnelle, la Légion étrangère, au sein de ses deux centres stationnés outre-mer, s'est adaptée à cette nouvelle donne et a maintenu deux axes d'effort : travailler la réactivité de la troupe et développer sa capacité d'"encaisse".

Naturellement implantés dans des cadres difficiles voire hostiles "là où les autres ne vont pas", le CEFE (Centre d'entraînement en forêt équatoriale) et le CECAP (Centre d'entraînement au combat d'Arta-Plage) illustrent les contextes les plus appropriés pour y driller et parfaire ces deux aptitudes.

La réactivité, d'abord : pour répondre aux exigences de rythme, de changements de posture, mais aussi pour savoir réagir à l'imprévu, la pédagogie de l'instruction est focalisée sur le combat, décliné dans ses moindres facettes, étudié et critiqué après l'action.

Debriefings auxquels d'ailleurs tous les acteurs tactiques participent, du légionnaire au capitaine. Au CEFE, on travaille les actions actuelles et probables en jungle, de la lutte contre les activités illégales en appui des forces de sécurité, aux opérations militaires en forêt. Au CECAP, ce sont les actions de contre-guérilla et l'engagement plus lourd en zone semi-désertique ou côtière qui constituent l'essentiel de la formation tactique.

La capacité d'"encaisse", ensuite : l'un comme l'autre, les deux centres ont su conserver leur volet dédié à l'aguerrissement physique, phase préparatoire inévitable pour acquérir une bonne maîtrise de soi ; une nécessité que démontrent les engagements récents. Une troupe qui "encaisse" a la certitude que dans la gestion des crises, les soucis, déjà nombreux, ne viendront ni de sa condition physique ni de sa stabilité émotionnelle. Ni même de sa cohésion dans la difficulté, ce qui est une assurance de réussite.

En outre, réactivité et capacité à "encaisser" ne sont pas des exigences qui se décrètent dans l'adversité ou dans l'urgence, mais dans le long terme ; les vocations de partage d'expériences du CEFE et du CECAP y trouvent donc là toute leur importance opérationnelle.

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